Je désencombre, le déclic

light_bulb_idea_tipEn ce mois de mai 2014, je débute un long chemin vers le désencombrement. Je vais construire mon propre itinéraire mixant le minimalisme, la simplicité volontaire et le 0 gâchis. Un vrai déclic, venu après de nombreuses alertes ces dernières années.

Par exemple une maison que l’on visite à louer. Le commentaire de mon mari lapidaire. On ne peut pas tout rentrer ici, impossible. Je rentre plutôt agacée mais quelques jours plus tard, je dois me rendre à l’évidence. Non ça ne serait pas rentré. Du coup, une sorte d’angoisse sourde m’étreint: les choses que nous possédons nous empêcheraient de bouger ? Impossible, je ne le supporte pas, enfin, de moins en moins. Ça s’ajoute à tout ce qui participe à mon angoisse d’enracinement. Rester trop longtemps dans un lieu, une région. Et maintenant les cartons eux-mêmes se mettent en travers du chemin !

Il y a aussi mes périodes de rangements récurrents depuis que nous sommes arrivés ici : le garage, l’arrière cuisine, le grenier, la cuisine, les chambres des enfants. Et on recommence l’année d’après. Et toujours ce constat : après la satisfaction du tri et de la remise en ordre, quelques semaines après, tout est à refaire. Il faut ouvrir les yeux, nous faisons entrer plus qu’il ne sort d’objets dans cette maison.

Il y a aussi ces « vérités qui sortent de la bouche des enfants » comme ma fille qui me rétorque quand je lui signale en voiture une benne plein de cartons « mais maman, tu ne fais plus de carton » : ce qui n’est pas tout à fait vrai puisque j’ai eu d’ailleurs 3 ou 4 projets à réaliser cette année et l’an passé, mais si je regarde en arrière, depuis mon arrivée ici, oui le carton s’entasse et ne se transforme pas !

Il y a aussi ce paradoxe. Le désencombrement aide à réduire le temps passé à ranger, faire le ménage, remettre en place. Soit. Mais je suis lucide, je suis loin d’être une fée du logis, je fais le minimum. Et c’est ça que me renvoie la maison encombrée. Juste propre. Le minimum. Mais qui ne me satisfait pas.

enfin, il y a aussi la lecture de blogs engagés sur des routes parfois extrêmes. Certains articles m’ont fait prendre conscience que lorsque je range, j’aimerais simplement que cela disparaisse puisque pour que rien ne bouge et reste rangé, il ne faut pas utiliser les objets, livres, matériaux etc. Je me rends compte que la satisfaction que j’ai eue ne me rendra pas les dizaines de weekends à tenter de mettre de l’ordre. Est-ce que c’est pour m’occuper car je ne saurais pas quoi faire d’autre ?

Voyons maintenant la moitié pleine de la bouteille : tous ces rangements successifs ont réduit considérablement le véritable tri que j’entame aujourd’hui. Je m’attaque maintenant au noyau : des objets inanimés qui me renvoient des valeurs que je dois me réapproprier ou abandonner pour les laisser partir. Non, la créativité n’est pas dans les tonnes de livres que j’ai (mon projet autour de ceux-ci s’éloigne doucement au large). Non le goût de la lecture n’est pas proportionnel à une taille de bibliothèque « vitrine ». Peut-être que je ne suis pas si créative sans livres, pinterest et autres blogs décos ? Et après ? C’est certain que je ne cuisinerai pas plus quand bien même j’achète des livres de cuisine. Pourquoi sont-ils encore là à dormir dans ma bibliothèque ?

2 blogs parmi tant d’autres blogs qui m’ont inspirée : une femme et 2 hommes pour la presque parité (mais l’homme blogueur est tellement rare dans certains domaines que c’est même la parité envers le masculin que je mets en valeur !)

http://zerowastehome.blogspot.fr/

http://www.theminimalists.com/21days/

et un article sur le désencombrement bien écrit.

http://www.terraeco.net/La-voie-du-desencombrement,49576.html

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2 réflexions sur “Je désencombre, le déclic

  1. je devrais suivre ton exemple……….. vraiment. on déménage dans 4 mois, pour la même surface certes mais c’est une occasion en or. Mais… un mariage à préparer et me voici l’esprit encombré de photobooth, de choix du groupe, et de fabrications en tout genre.
    Je VAIS le faire. lol. (après le mariage) !

    • Il faut choisir ses combats, rien ne sert de tout mener de front. Je venais d’emménager et peu après d’accoucher quand nous nous sommes mariés il y a…longtemps ! 😉 . C’est souvent comme ça, une opportunité, tout s’enchaine. Une chose après l’autre.
      Commencer après le déménagement, c’est pouvoir décider d’ouvrir les cartons de certains objets/vêtements etc que si tu en as le besoin. Et au bout de quelques mois, les cartons non ouverts…devront quitter la maison.
      L’avantage à faire des cartons avant de déménager d’objets à à donner ou jetés, c’est l’économie du transport. Nous avons déménagé de nombreuses fois de long en large dans la France depuis 14 ans, je regrette vraiment d’avoir payé pour littéralement des mètres cubes qui n’ont jamais servi…

      Bon courage et félicitations 🙂 (tu peux aussi appliquer quelques principes de désencombrement/simplification à ton mariage histoire de ne pas te rajouter des cartons à faire….

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