La souris, le retour, un second épisode à ne pas lire avant d’aller se coucher ou d’aller dans son garage (je vous aurai prévenu)  

 

©Martin berube

©Martin berube

Vous avez aimé ma découverte de la souris croquettivore, vous allez adorer celle du rat écureuil…

Nous on veut juste partir à la neige. Et pour ça, on voulait juste récupérer les skis en haut des étagères du garage, les chaussures et donner un petit coup de chiffon avant de les ranger dans le coffre.

Mais ça c’était avant. Avant de découvrir deux trous dans le sac qui contenait les skis. Le cauchemar de retour. Cependant, ce dimanche matin, nous étions encore plein d’entrain. Le mari a râlé contre l’attaque sournoise mais les skis étaient là, les bâtons aussi (enfin bon quelques lanières rongées, et une odeur d’urine très forte). Nous allions même faire contre mauvaise fortune bon cœur, quand prise d’un doute, j’ai demandé à ce que nous regardions derrière les étagères si nous ne pouvions pas déloger l’intruse.

Alors on a commencé à tirer les sacs et cartons des étagères. A l’étage en dessous des skis, je découvre ma glacière becquetée et les sacs de congélation dedans en miettes. Le mari ouvre des tiroirs et en ressort des raquettes de ping clairement boulottées aussi. Descend une grande boite plastique bleue d’où il sort une palme de natation… raccourcie dirons-nous, et des crottes.

Partout, où que l’on regarde, des crottes, des trous, des miettes.

Et soudain là derrière la table de camping arrrghhhhhh une longue queue disparait. Grand frisson. Ce n’est pas la petite souris campagnol de mon jardin, c’est un rat, c’est sûr.

1ère manche mari contre rat. Des planches sont posées de part et d’autre de la table de camping pour le piéger. On cherche une boite pour pouvoir l’enfermer. Le mari tire doucement la table et

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhiiiiiiiiiiiihhhhhhhhhhhhhhkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk le rat bondit, il cavale, de droite à gauche, il se faufile il échappe au balais. Je ris en criant ou je crie en riant, je ne sais plus, en tous les cas, je suis tétanisée à quelques mètres. La campagnol, ok, le rat, c’en est trop. Le rat finalement escalade la planche et file se cacher dans un autre coin du garage…

Rat 1 – mari 0

Le mari est déjà énervé, moi je l’avoue, morte de rire et de trouille,  totalement incapable de faire quoique ce soit contre un animal de 20 cm.

Il nous reste donc à recommencer, dégager les affaires du coin où vient de se réfugier le rat. Le mari attrape son sac de golf. Un trou au fond, quelques crottes s’en échappent.

Les raquettes de tennis ? Je vous fais un dessin ?

Moi je le trouve drôlement sportif ce rat sportif, le mari, lui ne trouve pas ça drôle (ah bon ?).

L’opération Fort Knox reprend dans le coin sud-ouest du garage. Les planches sont érigées, le mari s’équipe d’un balai brosse et tire doucement le meuble et

Ahhhhhhhiihhhhh …rien. Le rat n’est pas là. Stupeur (et tremblements). Je suggère timidement que le rat a pu grimper. Le mari hausse les épaules en décrétant que c’est impossible, il n’a aucune prise. Il ne comprend pas, il peste (ah elle est bien bonne celle-là tiens), je lui propose quand même de tirer les boîtes de l’étagère du dessus.

Il râle. Et soudain, de nouveau un frisson qui me gagne, quand  mon regard est attiré par une longue queue qui se faufile derrière la boite du dessus.

Le mari sécurise l’endroit, tire la boite, le rat bondit vers le bas,

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiihhhhhhhhhhhhhhhhhhhhkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk je ne peux pas me contrôler et le rat non plus, il couine, le mari le coince un instant sous le balai mais le rat s’échappe, il me crie de lui donner la boite, je ne bouge pas puis je tends le doigt  pour lui montrer, je prends mon courage et je lui lance, le rat continuer de couiner, se cogne aux planches et dans un élan saute par-dessus et s’échappe à l’autre bout du garage.

Rat 2 – Mari 0

Le mari a clairement des envies de meurtre, le garage est sans-dessus dessous, il est 13h… Mais le repas est prêt ! (j’ai appris de la fois précédente)

On est frigorifié, écœuré. On erre dans le bazar, on trébuche sur les cartons et caisses ouvertes. Mon mari reprend la boite bleue descendue plus tôt pour retirer le reste du matériel de vacances et constater les autres dégâts quand il me dit : Mais qu’est-ce que c’est, mais, …C’est des croquettes ? Je pense avoir perdu mon mari. Des croquettes dans une boîte à 3 mètres de l’endroit où je les stocke d’habitude. Des croquettes de quoi  je lui demande, persuadée qu’il s’est trompé.  Ben des croquettes des chiens, y a en a au moins deux kilos là-dedans.

Je m’approche et là, dans la boite en effet, des tas de croquettes. Ce qui veut dire que pendant X jours et nuits, le rat dont j’avais découvert une partie de son habitat il y a deux semaines, faisait des aller retours du sac de croquettes à sa boite, et qu’il les a transportées une à une dans son garde manger. Un rat écureuil en somme.

Là, ça nous achève, et on décide plutôt d’aller manger (du poulet).

Puis dans un  élan de rage, on prend la voiture chercher des boites en plastiques (100 euros de moins sur le budget vacances) pour tout enfermer. Tous les objets type sac, les choses que l’on peut émietter (le rat adore le synthétique soit dit en passant) nous devons les mettre à l’abri.

Le ventre rempli, nous revenons au garage pour lancer une dernière attaque : opération Pepi et Galac (un terrier qui sait prendre le bus toute seule et un labrador qui…un labrador quoi)

Pepi, 15 ans, mi sourde, mi aveugle n’ose pas approcher dans le garage, un peu trop vieille pour le coup. Tous nos espoirs reposent donc sur Galac : 4 ans, 32 kilos, bouffeuse de chaussures et d’escaliers dans ses jeunes années, un casier à faire trembler (notre propriétaire quand il récupérera la maison ! )

Nous l’encourageons : allez viens Galac, cherche ! Le labrador, fidèle à lui=même est très enthousiaste, elle se précipite dans le garage, truffe au sol, très concentrée, elle file direct…vers les croquettes. Elle se retourne vers nous « j’ai bon hein, j’ai trouvé » ? Notre dernier espoir part en miettes (dans la gueule dudit chien).

Je vous épargne le reste de l’après-midi à ranger dans les boites puis les boites sur les étagères. L’atmosphère était nettement moins détendue, car forcément tous ces trucs que l’on conserve l’un et l’autre qu’il a fallu inspecter, trier et re ranger (certainement jusqu’au prochain déménagement…), ça a commencé à nous monter à la tête et les échanges ne volaient plus très haut : « attention, terrain miné, je te laisse trier ma chérie ce dont tu ne veux plus le reste je re range » Bah bien sûr et ta raquette de Squash, c’était quand la dernière fois que tu t’en es servi, rappelle-moi ? Au siècle dernier non ? » « Ben ça pourra servir aux enfants «  (ouais c’est clair, des raquettes de 20 ans d’âge, ils vont a-do-rer).

Bon allez, le rat court toujours mais je lui suis reconnaissante quand même. Grâce à lui j’ai pu décider bien plus vite que je n’avais pas besoin de conserver ces chaises en bois en morceaux, ces objets que je pensais un jour remettre à neuf, nan, franchement, passer des dimanches à ranger des trucs, faut que ça cesse !

Et demain le mari va chercher le piège. Je vous comprends, moi aussi je voulais un happy end avec  une petite souris qui s’en irait vers le soleil couchant  heureuse d’avoir retrouvé sa liberté. Mais avouez que la même fin avec le rat

ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhihhhhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk

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4 réflexions sur “La souris, le retour, un second épisode à ne pas lire avant d’aller se coucher ou d’aller dans son garage (je vous aurai prévenu)  

  1. Oh, j’espère pour toi que le malotru n’est plus à cette heure-ci !
    En te souhaitant des weeks-end plus reposants mais le point positif de l’histoire c’est un bon désencombrement du garage.

    • Nous avons le paquet de graines empoisonnées prêt sur l’établis, nous ne sommes pas très chauds pour ça, alors on lui laisse une chance d’avoir déguerpi d’ici la fin de la semaine, sinon, nous dégainons. Mais c’est clair que ça aide à faire le vide ! 🙂

  2. Hum, hum… je ne veux pas te miner le moral mais… le rat peut très bien venir à bout des caisses en plastique (vécu par une amie : les souris rongeaient les tupperware) Il faut donc espérer que le piège agira. Enfin, bonnes vacances quand même !

    • Coucou 🙂 . Tu ne me mines pas le moral, je crois que je suis à un stade où rien ne me mine. Entre nous, j’aurais adoré tout virer du garage (meilleur moyen de ne pas avoir de visiteurs) mais bon jene suis pas seule…Passe le bonjour aux MM de ma part, mon Mac est mourru, j’ai plus aucun accès à rien, et je n’ai pas eu le temps de me recréer un code vu que déjà je dois récupérer tout mon boulot :-/

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